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Les Sept Destinées ~ICI~



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 En terrain inconnu...

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MessageSujet: En terrain inconnu...   Dim 25 Nov - 15:57

[Arrow... Suite de ~ICI~]

La route semblait interminable, et à chaque mètre que pouvait parcourir l'attelage, Hydran souhaitait disparaitre, c'était vraiment insoutenable comme situation. Mais alors que son coeur battait la chamade, il perçut une ombre imposante, à cela il leva les yeux et put enfin voir l'immense tour d'Atminam. Sur le coup, il songea à un bâtiment administratif, il était à cent lieux de s'imaginer qu'il s'agissait de sa nouvelle résidence. Seulement, tous les doutes furent écartés au moment où le charriot s'arrêta devant l'infranchissable portail qui faisait face à la bâtisse, bâtisse dont on peinait à voir le sommet. Pourtant, jusqu'au bout Hydran se répétera que ce n'était pas pour lui, qu'ils devaient probablement faire une halte afin de faire des courses ou autres fantaisies du genre... Malheureusement, ses espérances cesseront lorsqu'il entendra ; arrête de rêvasser et descend ! Et n'oublie pas tes affaires ! La réalité ne pouvant plus être contestée, le jeune garçon obéit, mais une fois qu'il mit pied à terre, il demeura aussi raide qu'un piquet... Que devait-il faire, où devait-il aller, à qui devait-il parler, et que devait-il dire... ?

Seuls des prêtres et prêtresses déambulaient depuis l'autre côté du portail, mais où étaient donc les enfants ? Marie finit également par descendre, et ce n'était pas pour dire au revoir à son petit fils, c'était surtout pour saluer Agnès qui s'en viendrait le chercher afin de l'amener dans ses quartiers. Elle n'allait plus tarder à présent...


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MessageSujet: Re: En terrain inconnu...   Sam 8 Déc - 10:38

Il était temps de partir, le jeune garçon le savait, il avait vu le chariot se garer et entendu sa grand mère l'appeler. Alors, portant son sac de ses deux mains, essayant de paraître le plus neutre possible, il sortit de sa chambre. Quitter cet appartement.... Il ne pensait pas le regretter mais pourtant... malgré ce qu'il y avait vécu il y avait là ses repères et la certitudes que ses parents viendraient le chercher. Comment sa maman le retrouvera t'elle? Pourvu qu'ils viennent vite car Hydran ne voulait pas rester là où sa grand mère l'emmenait. Il voulait rentrer chez lui. Hélas ce n'était pas au programme et le jeune garçon, gardant à l'esprit l'expression favorite de son père, suivit sa grand mère dehors.

*La peur n'évite pas le danger dirait papa... ce n'est pas très réconfortant...*

En vérité il tremblait de tout ses membres une fois devant le chariot. Le cocher dû l'aider à mettre ses affaires dans le compartiment réservé car ses mains ne voulaient pas lui obéir. Et sa grand mère soupirait tout comme l'autre adulte. Pourquoi ils ne pouvaient pas juste essayer de... enfin de voir que ils étaient en train de le chambouler et que... il avait le droit de réagir comme ça non? Non c'est vrai... il était grand. Alors après avoir caressé rapidement l'animal qui les conduirait, et ce parce qu'il le sentait aussi mal en point que lui, il monta à la suite de sa grand mère. Il s'installa le plus loin possible de celle ci mais à vrai dire ce n'était guère chose aisée. Il regarda la maison qu'il quittait pour la dernière fois et lorsque le fouet claqua sur l'animal il dû mordre sa lèvre pour ne pas laisser couler une larme. Frottant la poche où se trouvait les dessins de ses parents, il essayait de se vider l'esprit, de se rappeler que il y avait bien pire que lui, qu'il était stupide de réagir ainsi.... bref tout ce que son papa lui aurait dit s'il avait été présent. Cependant la voix retentissante de sa grand mère le rappela à l'ordre lui intimant de se tenir correctement. Ce ne serait pas la dernière fois à coup sur, néanmoins, Hydran se redressa en répondant.

-Oui mèmère ...

Plus le temps passait, plus Hydran désirait être une souris, afin de pouvoir disparaître, sauter du chariot et rentrer à Andras. Et comme il ne pouvait pas se changer les idées, il a bien essayé de faire la conversation avec sa grand mère mais... c'était très négatif, concentré sur le mal être général de sa grand mère. Et les excuses de l'enfant qui pensait que tous les déboires possibles étaient sa faute. Donc il abandonna, et laissa ses pensées l'emporter. Problème étant qu'il paniquait, et son coeur manqua un coup lorsqu'il vit l'immense tour qui se profilait. Quelle hauteur! les personnes qui devaient travailler ici devaient avoir une vue magnifique! Mais aussi beaucoup d'escalier à monter. Evidemment il ne pensait guère que ce puisse être sa nouvelle demeure, et à vrai dire il préférait sa maison dans son village même si elle n'était pas aussi haute. Sa maman ne pourrait jamais y vivre en plus! elle avait le vertige depuis sa naissance. Interrompu dans ses songes il sursauta lorsque le chariot s'arrêta

* Que se passe t'il? Mèmère à besoin de courses? Du courrier à envoyer? Pourtant... non c'est pas possible... non non c'est pas pour moi, pas ici...*

Hydran ne pouvait ycroire. Il ne voulait pas d'ailleurs. c'était trop différent! Amusant daccord, mais juste à regarder. Non forcément il devait y avoir une raison pour qu'ils s'arrêtent ainsi. Hélas la voix de sa grand mère raisonna et ses espoirs s'envolèrent. Il commença à avoir du mal à respirer... non! il devait se reprendre, et ne pas montrer à quel point il était terrifié. Il était grand, et à son âge on était capable de faire beaucoup de choses. Se répétant cette litanie qui l'empêchait de penser véritablement, il descendit avant d'aller récupérer ses affaires. Il vérifia sa poche aussi, loin du regard de la vieille femme. Ensuite il osa un regard sur ce portail immense et la... cour qui s'en suivait. Le jeune garçon était raide, complètement abasourdi, n'entendant aucun bruit enfantin, il ne comprenait pas. Il regarda sa grand mère, ouvrit la bouche, puis la referma... il ne savait pas quoi lui dire. Il ne voulait pas regarder davantage cet endroit, refusant de penser à son proche avenir lorsque il devrait il rentrer. De ce fait, il posa ses affaires sur le sol, et alla voir l'équidé. L'être envers lequel il se sentait le plus proche. Prenant un bout de pain qu'il avait chipé au moment de partir, il le donna doucement à l'animal en le caressant de son autre main. Ainsi il put sourire quelques instants. Il savait qu'il ne devait pas traîner, sa grand mère n'appréciait pas qu'il fasse ce genre de chose. Aussi après un dernier calin, il retourna là ou ses affaires étaient, et regarda sa grand mère. Il savait qu'elle n'aurait pas de geste affecteux envers lui... mais le petit garçon voulait tout de même lui dire au revoir correctement, car elle lui manquerait...Elle faisait partie d'un univers connu... Alors il s'approcha d'elle et la regarda dans les yeux.

-...Euh... Mer...merci de t'être occupée de moi... et... quand tu auras papa, dis lui bien que je pense à eux...

Il avait fait expres de ne pas mentionner sa maman, que sa grand mère ne supportait guère, et sans lui laisser le temps de répliquer, il se haussa sur la pointe des pieds et piqua un bisou sur sa joue. Elle allait encore être surprise, mais qu'importe. Elle ne serait pas en colère il le savait, juste elle ne comprendrait pas. Il avait bien vu, le premier jour, elle ne l'avait même pas pris dans ses bras , à peine un bisou alors qu'ils ne se connaissaient pas! Lui même ne comprenait pas les agissements de la vieille femme mais il avait appris à les accepter. A présent son sac à ses pieds, il regardait l'équidé, comme essayant de lui parler de loin, interprétant le moindre de ses mouvements, ou soufflement, comme étant pour lui.

*Oui tu as raison, c'est grand, et puis au moins je ne serais pas attaché comme toi à ce chariot... lui dit il lorsque l'équidé regarda la batisse de ses grands yeux dis, ta maman et ton papa, ils sont où? L'animal éternua peu de temps après Tu ne sais pas... j’espère que tu les retrouvera ce soir, tu sais, chez moi, il y en a plusieurs comme toi, dans le champs, mais je n'ai jamais pensé à qui était le papa, le frère ou la soeur... c'est bizarre que j'y pense maintenant non?* A cela il n'y eu qu'un mouvement de queue comme réaction... pas forcément facile de déterminer la réponse.

Evidemment Hydran se réfugiait dans un imaginaire plutôt proche de la réalité présente pour se changer les idées. Il voulait pouvoir répondre si on l'appelait, et savait que s'il se laissait emporter, ce serait chose impossible. Tandis que là, ça allait. Il empêchait ainsi ses yeux de le piquer, son coeur de battre plus qu'il ne le fallait, et ses pieds de partir à toute vitesse. Mais surtout il évitait de réfléchir à la suite, ou à sa maman...

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MessageSujet: Re: En terrain inconnu...   Dim 16 Déc - 6:23

La pression était à son comble pour le pauvre Hydran, seul dans sa terreur, le monde semblait se moquer éperdument de son existence. À cet instant, Vel'kost était telle une vieille main charnue lui enserrant le coeur, le garçon avait beaucoup de peine à reprendre son souffle. L'air devenant trop léger pour être respiré à plein poumon, sa vie lui donnait l'impression de filer doucement... au point même qu'à plusieurs reprises il manqua de s'évanouir. Mais il ne pouvait se le permettre, car il savait que "mèmère" ne le tolérerait pas ! Puis quatre nouvelles minutes passèrent jusqu'à l'arrivée tant attendue d'Agnès. De son côté, Hydran n'y fit guère attention, trop absorbé par son imaginaire afin de demeurer sur ses jambes. Par ailleurs, le jeune garçon avait l'intime conviction que si il effectuait le moindre mouvement, il tomberait à l'instar d'un poids mort sans avoir la possibilité de se relever. Voilà une peur de plus qui venait de s'ajouter à toutes celles qui ne cessaient de le torturer depuis lors... Bon sang mais qu'allait-il se passer pour lui, qu'allait-on lui faire... ? Ce sentiment de ne rien savoir était vraiment insoutenable pour l'enfant qu'il était.

En revanche, pour la grand-mère d'Hydran, tout allait pour le mieux ! Pour s'en convaincre, il suffit d'entendre son cri de vieille chouette lorsque son amie la soeur Agnès passa le portail... Et comme pour ne rien arranger aux malheurs du garçonnet, voilà qu'elles se mirent à jacasser. Sur le coup, Hydran se crut chez le barbier d'Andras, endroit où tous les vieux du coin s'en venaient ergoter à n'en plus finir... Non mais sérieusement, comment pouvait-on être si cruel ? On l'aurait placé sous le couperet d'une guillotine, et que l'on ferait durer les roulements de tambours par pur sadisme, sa sensation présente n'en serait guère changée ! Eh oui, dix minutes auparavant, Hydran aurait tout fait pour rallonger le temps qui filait inexorablement, mais désormais, tout s'était inversé... il était plus que jamais décidé à en finir afin de mettre un terme à cette agonie sans fin !

Un pas qu'il n'aura pas eu besoin de faire... puisque le temps qu'il livre son combat intérieur "je le fais, je ne le fais pas, je le fais...", Agnès en personne s'en vint le trouver. C'était une femme au visage grave, et sa grande taille doublée d'une carrure impressionnante à la vue d'un enfant comme Hydran, n'étaient pas pour arranger l'aura menaçante qui l'entourait. Sa voix forte et autoritaire avait le pouvoir de sortir n'importe quel garnement de ses songes, même plongé dans un profond sommeil... Ses yeux dépourvus d'émotion désarmais instantanément quiconque s'osait à la fixer, d'emblée, la personne savait qu'elle ne recevrait aucune pitié de la part de cette femme. Ainsi toute lutte était inutile ! Pourtant, lorsqu'elle attrapa la main de l'enfant, elle fit preuve d'une étonnante douceur... Il n'y eu aucune animosité dans son geste en dépit des paroles rugueuses qu'elle adressait à "mèmère". Le contraste en était presque inquiétant, mais étrangement, Hydran se sentit comme rassurer de la suivre. Ses propres émotions le tromperait-il ? Il espérait que non...

Et voilà que le portail se refermait derrière lui, laissant son regard triste se perdre sur un vide qu'avait laissé sa grand-mère et la calèche qui l'avait amené jusque là... Sur le coup, Hydran ressentit vraiment l'effet que ça faisait de n'être qu'une vieille chaussette. Les larmes coulaient d'elles même, cette fois ça devenait bien trop dur de tout retenir...



L'immense porte qui délimitait la promenade de l'intérieur d'Atminam, se dressait fièrement devant Agnès et Hydran. Pour le moment close, elle donnait l'impression que rien ni personne n'était en mesure de la franchir. C'était comme si la bâtisse toute entière se refusait à laisser pénétrer qui que ce soit en sa matrice... Mais alors qu'ils arrivaient au devant de l'imposante armature aux sculptures détaillées, Agnès s'arrêta, puis saisit le jeune garçon par les épaules de ses grandes mains. Posant un genoux à terre de telle façon à pouvoir être à sa hauteur, elle le regarda dans les yeux, l'invitant silencieusement à faire de même. À présent, elle n'avait plus rien de la femme de fer qu'elle semblait être l'instant d'avant... à cela une question se posait ; était-ce une parure pour rassurer la grand-mère du petit en se comportant comme elle, ou bien n'était-elle qu'une harpie qui se jouait des émotions comme un enfant avec des cailloux ? Puis un sourire chaleureux s'en vint illuminer son visage qui jusqu'alors, demeurait aussi froid que le marbre...

- Ne crains rien Hydran, j'ai bien connu ta grand-mère, mais je n'ai pas suivi le même chemin qu'elle. Et cela m'attriste profondément de la voir comme ça... Marquant une courte pause afin de lui laisser reprendre ses esprits, elle finit par ajouter. Je m'appelle Agnès, et je sais pourquoi tu es là... crois-moi je le déplore.

Soeur Agnès ne supportait pas que l'on fasse du mal à un enfant, qu'il s'agisse du physique ou de la psychologie, c'était tout bonnement intolérable. Or, sachant comment son amie d'enfance avait tourné le dos aux bonheurs de la vie, elle préféra faire pression auprès du haut dirigeant d'Atminam afin de le faire admettre, plutôt que de le laisser à la merci d'une femme qui n'était plus en mesure de s'occuper de lui. Malheureusement, Agnès savait aussi qu'elle ne pourrait pas veiller sur Hydran comme elle l'aurait souhaité... Le poste qu'elle occupait, soit dans les étages les plus élevés, l'empêchait indubitablement de jouer les protectrices. C'était pourquoi ce bref instant passé en sa compagnie se devra d'être le plus instructif possible... à commencer par le mettre en confiance, et ça, ce n'était point gagné.

~ Il est 12 heures 19 ! ~
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MessageSujet: Re: En terrain inconnu...   Sam 19 Jan - 11:55

Le temps ne semblait pas vouloir s'écouler à présent. Sûr de perdre l'équilibre au moindre mouvement Hydran demeura sans bouger, continuant sa discussion silencieuse avec le pauvre cheval tandis que l'attente se prolongeait. La peur, elle, grimpait à vitesse folle. Jamais l'enfant n'avait été séparé de ses proches. Heureusement pour lui, la compagnie de l'animal était plus agréable que celle de mèmère dont il perçu à peine le cri de joie à la venue d'une femme, son amie. Hydran se refusa à lui jeter un regard. Cependant lorsque les deux femmes commencèrent à parler sans plus en finir, le jeune garçon se sentit torturé au plus profond. Il fallait que cela finisse, qu'il sache enfin quelque chose, et à quoi s'en tenir!

*Dis, tu crois qu'elles arrêteront un jour de discuter? j'aimerai pouvoir hurler afin qu'elles se rendent compte que je n 'en peux plus mais je n'ai pas le droit hein? Un souffle du cheval lui répondit. Ah ben oui c'est pareil pour toi quand le cocher trouve un ami... Bon je fais quoi...*

Il n'eut pas le temps de répondre à sa propre question que la femme nouvellement arrivée se plaça devant lui. Il leva la tête, instantanément sortit de sa rêverie. Qu'elle était grande... jamais Hydran n'avait vu une dame de cette hauteur. Il croisa son regard et baissa la tête à la seconde même. Il n'avait rien vu de rassurant la haut. Pourtant quand elle attrapa sa main, le jeune garçon se raidit mais parvint à se détendre. Cette poigne était beaucoup plus douce qu'il ne l'aurait imaginé. C'était étrange, ça n'allait pas avec le reste. Il fut temps de partir. Mèmère s'approcha et embrassa le garçon sur une joue avant de lui demander d'être poli et correct. Hydran hocha la tête, se mordant la lèvre pour ne pas pleurer. Mèmère remonta dans la calèche et ce fut au bruit des sabots de son ami le cheval qu'il comprit que c'était finit. Le portail aussi se refermait derrière lui et Hydran n'en put plus. Les larmes coulèrent à flot sur ses joues. Son monde venait de s'écrouler et il mourrait d'envie d'appeler à l'aide ses parents, ou même sa grand mère. Il ne remarquait rien de la cour qu'il traversait. Parfois il tira sur la main de la dame pour s'éloigner d'elle mais ce fut impossible. Son coeur plongea dans la tristesse et lui dans ses pensées profondes. Aussi fut il surpris lorsque ils s’arrêtèrent devant l'immense maison et que la dame se plaça à sa hauteur. Il la regarda dans les yeux, puis vit son sourire, et ne comprit plus rien. Elle n'était plus la dure et imposante image de tout à l'heure, et le garçon se trouva perdu, quant à ce qu'il devait songer. A cela la soeur répondit par la parole. Le même chemin? qu'entendait elle par là? et pourquoi avaient elles l'air de tant se ressembler tout à l'heure alors? Pourquoi cette différence? Son cerveau déja bien perturbé devint lourd pour Hydran qui apprit néanmoins le nom de la dame. Agnès. Il aimait ce nom. Et pour cause il lui rappelait sa maman. Il se calma suite à cela, parvenant à contrôler le flot d'émotion qui venait pour laisser place à la réflexion. Cela voulait il dire qu'il pouvait avoir confiance en elle? Pourtant il ne comprenait toujours pas. Et comme il n'avait pas sa langue dans sa poche, il ne tarda pas à prendre la parole, aussi franchement que l’innocence le lui permettait.

-V... vous connaissez mè...mèmère... et mes parents? vous savez si je peux retourner chez .. chez moi?

Ses yeux étaient suppliants et il utilisa sa main pour les essuyer. Il ne pleurait plus parce que il pouvait avoir des réponses. L'émotion reviendrait ensuite. Pour le moment il voulait parler, apprendre, et comprendre. Il ne perdait pas espoir, mais ne savait pas quoi penser de Agnès même si ce nom le berçait doucement. Il finit donc pas poser la question qui le démangeait.

-Pourquoi vous n' étiez pas gentille quand il y avait mèmère?

Le visage d'Hydran marquait l'envie de réconfort mais la méfiance qu'il ne pouvait cacher. La peur aussi, et en son fort intérieur il voulait croire que cette dame était vraiment un signe de sa maman. Malheureusement il avait déjà apprit que parfois il se trompait. Et cette tour lui donnait la chair de poule. Pourquoi ne pas courir, escalader la barrière et s'enfuir? les regards qu'il lançait régulièrement de ce coté invitaient à penser qu'il ne désirait que cela. Partir et retrouver sa vie bien à lui, son village, sa maman, son papa, sa petite chambre. Cependant, intelligent, il se doutait bien que ce ne serait pas si simple. Et il avait aussi très peur. De la route, des gens, de mèmère,... Aussi attendait il se savoir si il pouvait faire confiance à la soeur, et ainsi en faire son premier repère en ces lieux, ou s'il devrait prendre ses jambes à son cou pour au moins essayé d'échapper à un sort qui le terrifiait. A vrai dire l'enfant était partagé entre la peur de l'endroit et celle du dehors. Pourvu que Agnès lui réponde rapidement, car Hydran n'en pouvait plus du vide qui emplissait son esprit. Et ses larmes menaçaient de reprendre le contrôle qu'il avait acquis en entendant le prénom magique de la jeune femme.

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MessageSujet: Re: En terrain inconnu...   Dim 17 Fév - 17:25


L'accueil de cet enfant rappelait sans cesse à Agnès sa première année en ces lieux semblant sans âme. Car il était le rôle des prêtres et prêtresses nouveaux venus de guider les futurs pensionnaires jusqu'à leur nouvelle demeure. C'était à la fois nostalgique et troublant de revêtir cet ancien manteau pour la soeur. Néanmoins, elle se savait dans l'interdiction de rassurer plus avant le petit Hydran, car il serait catastrophique si ce dernier venait à s'attacher à elle alors qu'il ne la reverrait pratiquement plus. C'était comme arracher un arbre à sa forêt, et ne plus jamais lui faire gouter la terre. Ainsi s'évertuera t-elle de le réconforter par la parole, tout en négligeant consciemment les gestes affectifs que tout enfant perdu souhaiterait recevoir... Agnès savait bien peu de choses sur Hydran, elle ignorait même jusqu'alors que sa vieille amie avait un petit fils. Alors que pouvait-elle répondre lorsque ce dernier lui implora son retour chez lui, soit chez papa et maman ? Elle ne savait rien d'eux, au même titre qu'elle ne savait rien de lui... Il fallait dés à présent qu'il se mette en tête que cette tour devenait sa seule et unique demeure, en tout cas pour le moment.

- Hydran. Commença t-elle doucement. Il faut que tu sois courageux maintenant, ton papa et ta maman ne peuvent pas venir ici, tout comme toi tu ne peux pas retourner chez toi. Tu sais, cette grande tour, c'est un peu comme ta nouvelle cabane maintenant, il n'y a que toi et tous les autres petits enfants qui s'y trouvent qui avez le droit d'être ici. Tu n'es pas tout seul Hydran, il y a des centaines de petits garçons et petites filles qui se trouvent derrière cette porte. Certains n'ont même plus de papa et de maman à l'extérieur... Marquant une courte pause, Agnès imposa ses deux mains sur le visage rougit du garçonnet. Hey... chuchota t-elle. Je sais que tu ne comprends pas ce qui t'arrive, mais si je te promets de prendre des nouvelles de tes parents, est-ce que tu accepterais de faire un petit effort pour t'habituer à cet endroit ?

Soeur Agnès n'avait pas répondu à la première question d'Hydran qui consistait à savoir si elle connaissait ou non sa grand-mère, et pour cause... il y avait plus important pour lui à l'heure actuelle que de chercher à connaître cette femme qui devra s'en aller sous peu, le laissant à nouveau livré à lui-même... - D'ailleurs pardonne-moi si je t'ai effrayé en présence de ta grand-mère. Mais si je n'étais pas comme maintenant, c'est que les adultes sont beaucoup moins ouverts que les enfants, et que si j'aurais été gentille, c'est ta grand-mère qui n'aurait pas compris. Pour faire simple, ça la rassurait de me savoir comme elle. Comment faire comprendre l'hypocrisie à l'innocence ? Agnès n'avait aucune envie de lui inculquer ce genre de chose, ainsi n'joutera t-elle aucun autre élément de réponse à cette légitime interrogation. - Et si on allait voir comment c'est à l'intérieur ? La grande prêtresse libéra le visage d'Hydran avant d'envelopper délicatement la main de celui-ci avec la sienne. Il était à présent temps pour lui de découvrir son nouveau gîte...

[OUT : Aux dortoirs ~ICI~...Arrow]

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