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 La goutte de trop...

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MessageSujet: La goutte de trop...   Jeu 8 Déc - 7:16

Dépouillés de leur passé, les Oubliés ne possédaient guère de point de rattache, si ce n'était dans le présent. C'était pourquoi il arrivait certains débordements. La plupart, plutôt communs, surgissaient sous forme de questions, hélas insatisfaites. Alors que d'autres, plus osés, se manifestaient par des vols ou encore, bien que plus rarement, par des agressions. Conscients des risques encourus par ces innombrables cachoteries, les Nains adoptèrent une discipline des plus strictes envers leur voisin Elfique. Des mesures vraiment indigestes pour beaucoup, mais nécessaires aux yeux de la haute société Naine. Il était donc aisé de deviner que tôt ou tard la curiosité finisse par l'emporter ! Et ce fut justement en ce jour, le deux Khole du mois de Vita, que les deux fillettes furent exilées à vie de Rozmiar pour insubordination. Et pour cause, il y a un peu moins d'une semaine, les soeurs Unor'heilka, se mirent en tête de cambrioler la pièce interdite de l'Antique. Et bien qu'il ne s'agissait que d'enfants, le roi des Nains ne fit pas dans la demie mesure ; cela devait servir d'exemple, disait-il. Ainsi, malgré les suppliques des parents, Caimassëa et Cormalie furent jugées comme des adultes, puis endossèrent toutes deux le titre de traîtresses.

Si la reine en personne ne s'y serait opposé, les fillettes auraient été exécutées. Malheureusement, la sentence n'en fut pas moins légère... puisque l'assemblée opta pour les emmurer à jamais dans les tréfonds obscurs. Sur cette décision d'une cruauté sans nom, une manifestation naquit au sein de La Seldarine. Et pourtant, malgré les nouvelles dissensions suite à cette punition beaucoup trop lourde, les Nains allèrent jusqu'au bout en escortant les deux criminelles jusqu'au havre d'Albio. À défaut de ne pouvoir être présent suite à une révolte mal orchestrée, le père des futures exilées souhaita de tout coeur depuis le fond de sa cellule, qu'elles parviennent à survivre, afin qu'un jour elles puissent revenir faire payer au roi ses méfaits...



À pas lourds, les gardes de la cité de Rozmiar escortèrent les fillettes jusqu'à leur dernière demeure, les tréfonds obscurs. Au nombre de huit, les hommes encerclaient les enfants comme si il s'agissait de terroristes venant de réduire une ville en cendre. Le chef de garde lui même trouvait cela excessif, mais il ne pouvait aller à l'encontre des ordres du roi. Il était quand même rassurant de savoir que tous les Nains ne partageaient pas la politique de leur monarque, certains disaient même que ce dernier était un tyran, chose avérée désormais... Quoi qu'il en était, il fallait à présent mettre en application ce qui avait été décidé.

- Halte là ! Intima le capitaine à l'ensemble du groupe. C'est le moment, vous avez dix minutes pour faire vos adieux... Ajouta t-il, manifestement écoeuré par ce qui se passait.


Alors voilà... c'était ainsi que tout prenait fin ? Ôblanche, la maman des deux jeunes filles, avait encore beaucoup de mal à réaliser ce qui avait été dit, et encore moins ce qui devait être fait... Pourtant, en dépit de la tristesse qui lui enserrait le coeur, elle parvenait à conserver un calme digne des plus grands sages. Pas une larme, pas une expression, juste un air solennel... Mais alors que les grandes portes s'ouvraient, grondant comme pourrait le faire les tambours avant que l'on ne libère le couperet d'une guillotine, l'Elfe se rapprocha de Caïmassëa et Cormalie, avant de se mettre à leur niveau. Puis d'un regard foudroyant, elle incita les deux soldats toujours accolés à ses enfants, à reculer.

- Les adieux les plus courts sont les plus supportables, autant pour vous que pour moi. Commença t-elle de sa douce voix, avant de baisser le ton jusqu'à atteindre le murmure. Sachez que je ne vous en veux pas pour ce que vous avez tenté de faire, beaucoup d'entre nous le voudraient également, mais bien peu en ont le cran... Je suis seulement déçue que ce soit de mes filles qu'il s'agisse... Mais assurez-vous d'une chose ! Je tirerai cette histoire au clair, sans oublier le filou qui vous a dénoncé... Soyez braves... vous pouvez faire ça pour moi ? Termina t-elle en les enlaçant toutes les deux.

Il ne restait plus beaucoup de temps, bientôt, les portes se refermeront, et plus jamais elles ne se reverront...

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MessageSujet: Re: La goutte de trop...   Sam 10 Déc - 6:01

*Comme j'ai déjà entendu quelque part, c'était trop facile, il y avait quelque chose derrière tout ça, on allait finir par le payer, et c'est ce qui venait d'arriver. Au début nous étions vraiment morte de rire, d'avoir réussit notre vol aussi facilement, et fait la transaction sans encombre, mais nous aurions du disparaître après le vol, maintenant c'était trop tard, ils ont enquêtés, et ont rapidement sut que c'était nous, pourquoi juste ciel est-ce que mes pouvoirs sont-ils aussi indiscret ? À croire que je suis réellement vouée à la destruction, mais je manque encore beaucoup de pratique... Et là, nous voilà à la sortie que nous aurions dû emprunter par nous-même bien avant de se faire trouver par les autorités. Le jugement avait été rendu, nous étions bannies. Alors, est-ce que j'existe maintenant ? Oui je suis Coco l’exilé je souhaite que le royaume se rappellent de ce jour où Les soeurs D. Unor'heilka ont réussit à s’infiltrer dans le château royale en si peu de temps, et avec une aussi grande facilité. C'est ça qui faisait que je qualifiais ce bannissement comme une victoire, les gens ne pouvaient plus se retourner et nous ignorer en disant: "-Ah c'est juste les gamines qui jouent encore"... Les gens aujourd'hui ont tous le regard fixé sur nous, ou du moins sur l'annonce qui nous raconte comme étant de vilaines filles, et que nous étions bannies. Les gens vont se rappeler de nous, et si un jour nous revenons, nous serons craintes. *

Cormalie semblait pourtant trop calme, et sans émotions spéciales, mais dans sa tête c'était tout autre. Elle cherchait à cacher ses émotions de son mieux, pendant que sa mère allait pour s'approcher, mais une éclair mentale lui parcouru l'échine quand elle eut une pensée significative et touchante.

*Crainte ? Crainte ? NooN !! J'ai échouer ENCORE !!! Je ne veux pas devenir une arme... Je ne veux pas... Mais pourquoi c'est ce que je suis et ce que je suis en train de devenir ? Tout ses gens, ils me regardent, tout ses gens me jugent qu'est-ce qu'ils se disent ? À quoi penses-t-il ? Tant de gens... Pas tant... Mais assez.. Ou pas... Pourquoi est-ce que me faire remarquer je ne peux que le faire par la crainte ? Pourquoi est-ce que le destin est aussi mesquin avec moi ? Ce n'est pas ce que je recherche... Ce n'est pas ce que je désir... Que vais-je devenir ? Au moins j'ai ma soeur avec moi... Aller Cormalie refroidit toi le sang, ne perd pas le contrôle de ton être ici, pense à ta soeur.*

C'est sur ses pensées là, que la jeune fille reprit son sang froid, de justesse, parce que quand elle perdait le contrôle c'était souvent lorsqu'elle en venait à douter d'elle, de ses gestes, de ses agissements, et ainsi cela lui faisait faire des folies. Puis sa mère vint vers elles, afin de faire ses adieux, comme dicté par les gardes. Cormalie semblait presque croire que sa mère était heureuse.

*Pourquoi es-tu si heureuse, qu'est-ce que sa veux dire mère ? Pourquoi être aussi contente de notre bannissement ?*

Cormalie écouta les paroles de sa mère, avec un léger mépris qu'elle eut légère peine à cacher. Elle ressentait clairement, que sa mère semblait avoir tout prévu depuis le début, du moins c'était ce qu'elle croyait être la vérité. Elle tapa légèrement du pied, croisa les bras avant d'être enlacé pour murmurer une parole:

-Mère vous n'avez pas à douter de nous... Vous nous avez préparées pour ce genre de situation, vous nous avez littéralement tissé à agir ainsi... Alors, ne craignez rien, Caïmassëa et moi sommes les meilleures... Je vous promet que nous ferons honneur à la famille, ainsi qu'a nos pouvoirs, et nos rêves. Mère, avez-vous une mission pour nous ?

*Je ressens vraiment l'envie de lui crier que je la haïs de nous avoir maudit de ses pouvoirs là... Mais au final cela ne servirait à rien de plus que causer le doute dans le coeur des nains, alors autant me taire. Nous ne pouvons rien faire... Nous sommes prisonnière de ce destin d'arme... Mais chose certaine, je ferai tout pour Caïmassëa, et la protègerai de toute mon âme... Ensemble nous réussirons à construire des merveilles, et un jour le monde entier nous reconnaîtra...*


C'est ainsi que Cormalie crut bon de laissé parler sa soeur aussi, même si elle ressentait le besoin de se faire valoir, et se faire félicité, elle préféra attendre de savoir la suite, ce que penseront sa soeur et sa mère, de ses paroles...

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Dernière édition par Cormalie le Ven 16 Mar - 19:20, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La goutte de trop...   Sam 10 Déc - 22:57

Ce n'était pas la première fois que la jeune Oubliée se confrontait à la justice Naine. Mais elle ne s'attendait pas à être exilée de cette façon. Quelques temps d'emprisonnement, un sermon, elle aurait bien accepté la torture si on lui avait donné le choix. Hélas elle n'avait pas eu la chance de choisir, encore moins de s'expliquer. Ou plutôt, elle n'a pas été écouté. Du coup leur employeur restait incognito et elles écopaient d'un bannissement. Dans cette situation, Caïmassëa avait bien du mal à comprendre certaines choses.
Des erreurs, elles en avaient fait un bon nombre. La discrétion? La manière de procéder? L'objet en soit? Qu'importe la véritable raison les faits restent les faits. On les avait dénoncé ou trahi, elles avaient commis un vol. Rien de plus, rien de moins. À quoi bon se casser la tête? Déjà qu'elle a du mal à organiser ses pensées, nul besoin de troubles supplémentaires.

La voix du nain ramena Caïmassëa à la réalité. Ils étaient aux portes d'elle ne savait trop quoi. Derrière ces immenses portes... leur nouvelle demeure. Elle était partagé entre trois émotions. D'un coté, elle craignait les profondeur des caverne. *Est-ce une vie sombre qui nous attends, ou est-ce la mort, trahies encore une fois?* Fut la question qui accompagna l'arrivé de cette crainte. D'un autre coté, elle n'avait vu du monde que la ville Naine et quelques peu des alentours. Quelque part en elle, elle était impatiente d'explorer ce qui se cache derrière ces portes.

C'est la voix douce de leur mère qui créa en Caïma le troisième sentiment. Un sentiment de solitude. Loin d'une des trois personne qu'elle a apprit à apprécier... Peut-être que le mot adéquat est "aimer". Elle aurait voulu rester auprès de sa mère avec sa soeur. Son regard rivé dans celui de sa mère, elle ne comprenait pas. Est-ce de la tristesse? Du remord? Qu'est-ce qui produit cette lueur amère dans les yeux d'Oblanche? Si seulement elle pouvait mettre un mot sur ce qu'elle voyait.

Cormalie s'adressa à leur mère. Elle voulait sans doute la rassurer. C'était bien sa soeur, rassurer les autres alors qu'elles sont toutes deux sur le point d'être balancées dans un monde inconnu et potentiellement dangereux. Voire mortel. Malgré tout Cormalie ne semblait pas vouloir changer qui elle est. C'est une bonne chose, rester soi-même dans de tels moment est probablement la meilleur solution. Cormalie termina en demandant si Oblanche avait une mission. Une dernière mission? Pourquoi pas. Mais avant de laisser la mère répondre, Caïmassëa décida que c'était son tour. Elle parla tout bas, non pas qu'elle essai d'être discrète.

-Sans crainte, mère. Ayez foi en votre chaire. Que cela nous prenne cent ans, cinq cent ans... Un jour nous reviendrons. Je ne demande... qu'une chose. Soyez là avec père pour célébrer lorsque nous serons de retour...

La jeune fille aurait voulut en dire bien plus. Hélas les mots se bousculaient dans son esprits et elle ne savait plus où elle en était. Espérant que sa mère ait comprit ce qu'elle essayait de dire, elle se tut. Les mots n'ont jamais été sa spécialité. Elle fit de son mieux pour afficher un sourire. Cela devait ressembler à une grimace mais c'est l'intention qui compte non? Elle aurait voulut un autre câlin, mais préféra ne pas le dire. Elle voulait se garder quelque chose pour le retour, un but, une raison de revenir. Autre que la vengeance envers le traître ou le roi, et même si le roi le mérite, ce n'est pas qu'un exil qui les attends si elle se prononce sur le sujet. Finalement, sa mère avait raison, les adieux les plus court sont les plus soutenables. Les plus pratiques aussi. Même si les chances de revenir un jour sont infiniment mince, elles ne sont pas de zéro. Alors aussi bien les garder aussi haute que possible. C'est à ce moment qu'une pensée surgit en Caïmassëa. Elle arrive si vite qu'elle mit quelques seconde avant de la formuler.

-Si la sentence change, envoi quelqu'un pour nous avertir.

Par ces mots elle voulait symboliser un changement dans la justice naine. Un bouleversement majeur dont elles pourraient profiter afin de revenir. Mais est-ce que sa mère avait entendu ses paroles? Les avait-elle comprises? Et les soldats, qu'avaient ils à dire de ça? Elle pouvait presque entendre les seconde passer sous son nez. Comme si le temps s'était ralentit...

*Je suis sur le point de me réveiller, chez moi, dans mon lit...* Pensa-t-elle, pleine d'espoir.

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MessageSujet: Re: La goutte de trop...   Mer 21 Mar - 14:11


Les rôles semblaient s'être inversés... Ce n'était non pas la mère qui rassurait ses filles, mais plutôt ces dernières qui cherchaient à la conforter quant à leur survie dans les tréfonds. Bien sûr, Ôblanche n'en demeurait pas moins rationnelle ! Caïmassëa et Cormalie avaient beau avoir du talent, leur mort n'en était pas moins inéluctable. L'Ombre terre n'était pas à prendre à la légère, même pour des fillettes pleine d’allant. Cependant, l'heure n'était plus aux consignes, les soeurs n'allaient avoir d'autres choix que de s'en rendre compte par elles-mêmes. Ainsi, dans une dernière étreinte le coeur battant, l'Elfe endeuillée s'écarta, laissant aux bons soins de celles-ci... leur future Destinée.

- Je serai toujours avec vous... Souffla t-elle, la gorge enserrée par un chagrin désormais sempiternel.

Que pouvait-elle ajouter d'autre ? On lui arrachait la chair de sa chair pour un acte de curiosité. Curiosité qui je vous le rappelle, était constamment incité par l'oppressante dictature Naine quant au passé des Oubliés. N'était-il pas normal qu'un peuple cherche à se comprendre ? Imaginez un monde sans histoire, un monde sans passé, sans récit... Ne vous sentiriez-vous pas... perdu ? Les Nains ne s'en rendaient sans doute pas compte, excepter le roi. C'était pourquoi ils étaient incapables de comprendre la douleur de leur voisin. En d'autres termes, ils les ont sauvé d'une main, puis tué de l'autre...


Le capitaine également n'adhérait pas à cette sentence, mais dénué de tout pouvoir, il ne pouvait faire autrement que de suivre les ordres. Sans quoi, il partagerait le funeste Destin des fillettes. Puis lorsqu'il vit la mère de ces dernières se reculer, il comprit qu'il était temps ! Quand bien même c'était la première fois de sa vie qu'il exilait des enfants, le chef de la garde prit sur lui les hurlements de sa conscience, afin de terminer ce qui avait été entamé ; la sois disant justice. Passant alors au devant de leur mère, le capitaine fit comprendre aux deux jeunes filles qu'elles devaient à présent franchir le seuil. Par respect, le Nain opta pour le fait de les laisser s'en aller seules, plutôt que de les traîner de force par le bras. Sans doute leur faudra t-il un instant de réaction, mais c'était un geste qu'il consentait de bonne grâce.

-*Que l'on nous pardonne cette infamie, si toutefois il existe quelqu'un d'assez sot pour nous passer ce genre de crime !*

Hélas... ce n'était point un rêve. Caïmassëa avait beau se dire qu'elle allait se réveiller, la triste réalité ne cessait de lui exploser en pleine figure. Désormais face à leur avenir, les soeurs n'avaient plus guère d'options, elles allaient devoir marcher droit devant elles... car au bout de ce long et large corridor tapissé de marbre, se trouvaient les tréfonds obscurs. D'ailleurs, lorsqu'elles auront fait leurs premiers pas qui les délimitaient encore du seuil, les lourdes portes se refermeront à jamais... les privant pour toujours du regard de leur mère.

[OUT : Tréfonds obscurs ~ICI~... Arrow]

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